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Les actualités en français

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Risque de transmission du VIH lors de rapports sexuels sans préservatifs chez des couples homosexuels sérodifférents dont le partenaire VIH positif est sous traitement antirétroviral suppressif (PARTNER)

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VIH : elvitegravir et grossesse

VIH : dolutegravir-rilpivirine en maintenance

VIH : adhésion au traitement

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VIH : névirapine et traitement de maintenance

VIH : bictegravir-FTC-TDF vs dolutegravir-ABC-3TC

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Cancers gynécologiques et VIH

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VIH : Etravirine-raltegravir vers rilpivirine-dolutegravir

Effet du traitement ARV sur le sperme chez les hommes infectés par le VIH

Séroconversion pendant la grossesse des femmes infectées par le VIH

PrEP à la demande et chemsex

Dolutégravir à dose élevée en sauvetage

Utilisation de drogues à usage récréatif

Meta-analyse de l’impact de la PrEP sur les comportements à risque

Dé-simplification du traitement et économies

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Prophylaxie primaire de cryptococcose avec fluconazole chez les patients infectés par le VIH avec CD4 <100/mm3 débutant un traitement antirétroviral

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La réplication asymptomatique CMV durant l'infection précoce à VIH est associée avec un rapport CD4/CD8 plus bas au cours du traitement antirétroviral

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Traitement antirétroviral pour la prévention de la transmission du VIH-1

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TEMPRANO

START

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Low Bone Mineral Density in Patients With Well-Suppressed HIV Infection: Association With Body Weight, Smoking, and Prior Advanced HIV Disease

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Predicting the outcomes of treatment to eradicate the latent reservoir for HIV-1

VIH : elvitegravir, dolutégravir et lamivudine dans la vie réelle
Article rédigé par Philippe CASTIEL

Mise à jour : 7 Octobre 2019

Brehm TT. et al. Safety and efficacy of elvitegravir, dolutegravir, and raltegravir in a real-world cohort of treatment-naïve and -experienced patients. Medicine (Baltimore). 2019 Aug;98(32):e16721

Le raltegravir (RAL), qui nécessite deux prises par jour, a été le 1er inhibiteur de l’intégrase du Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) enregistré, suivi par l’elvitegravir (EVG, Stribild® en comprimé unique [STR] avec cobicistat, tenofovir-disoproxylfumarat [TDF] et emtricitabine [FTC]) qui doit être pris avec une collation et qui nécessite un boost pharmacologique qui peut conduire à des interactions médicamenteuses significatives.
Enfin, le dolutegravir (sous sa forme Tivicay® ou Triumeq®, STR avec abacavir [ABC] et lamivudine [3TC]) a une barrière génétique plus élevée que RAL et EVG, ne présente pas de restriction d’alimentation et présente peu d’interaction médicamenteuse potentielle. Chez des patients prétraités, un traitement antirétroviral (ART) avec DTG a montré un effet virologique supérieur par rapport au RAL en deux prises par jour (DTG : 71 %, RAL : 64 %, IC 95 % : 0,7 %-14,2 %)
Les inhibiteurs de l’intégrase (II) sont généralement sûrs et bien tolérés, un arrêt de traitement pour effet indésirable n’apparait que pour 1 à 4 % des patients et aucune toxicité d’organe spécifique n’a été identifiée.
Néanmoins, des études observationnelles rétrospectives ont récemment montré des fréquences relativement élevées d’effets indésirables neuropsychiques chez des patients traités par DTG, spécialement chez les femmes et les patients plus âgés.
Cette étude rétrospective évalue l’efficacité et le profil de tolérance des 3 II disponibles en pratique quotidienne. A noter, le bictegravir (disponible en STR avec tenofovir alafenamide et FTC sous forme Biktarvy®), II le plus récent n’était pas encore enregistré au moment de l’étude. Les patients ayant débuté un traitement à base d’II ont été inclus entre mai 2007 et décembre 2014.
Au total, 441 patients ont débuté un II mais 88 n’ont pu être inclus dans l’étude. Reste donc 323 patients inclus dont

  • 104 pour une initiation de traitement (groupe 1ère ligne)
  • 219 suite à un changement de traitement (groupe switch)

La majorité des patients étaient des hommes (n = 254/321 soit 79%), le pourcentage d’hommes était plus important dans le sous-groupe des patients naïfs de traitement pour ceux qui étaient traités par EVG par rapport à DTG ou RAL (p = 0,04)
Un an après l’initiation du traitement, une suppression virologique complète (charge virale plasmatique < 50 copies/ml) était observée pour

  • 92 % des patients du groupe 1ère ligne
    • EVG : 96 %, n = 22/23 ;
    • DTG : 92 %, n = 34/37 ;
    • RAL : 90 %, n = 28/31
  • 88 % des patients du groupe switch
    • EVG : 94%, n = 32/34 ;
    • DTG : 90%, n = 69/77 ;
    • RAL : 85%, n = 67/79

Les effets indésirables (tous types) sont apparus pour 12 % des patients naïfs (n = 12/104) et 10 % des patients switchés (n = 21/219). Dans le groupe switch, les effets indésirables neuropsychiques (dépression, vertige et trouble du sommeil) apparaissaient plus fréquemment chez les patients traités par DTG (11 %, n = 10) par rapport aux deux autres II (EVG : 2 %, n = 1 ; RAL : 1 %, n = 1).
Les effets indésirables ont rarement conduit à un arrêt de traitement

  • Groupe 1ère ligne : n = 2/104 soit 2 %
  • Groupe switch : n = 3/219 soit 1 %

Au total, dans ces conditions de vie quotidienne, les traitements à base d’II étaient très efficaces sans différence significative entre les 3 II. Globalement, des effets indésirables n’étaient que rarement observés et généralement légers dans tous les sous-groupes. Un point particulier malgré tout sur l’incidence plus élevée de vertiges et troubles du sommeil chez les patients qui switchent pour DTG et une attention particulière doit être portée sur les effets psychiatriques potentiels pendant le suivi de ces patients.